Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Observatoire de Toulouse en Haute-Garonne

Patrimoine classé

Observatoire de Toulouse

    Avenue de l'Observatoire
    31000 Toulouse
Propriété de la commune
Observatoire de Toulouse
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Observatoire de Toulouse 
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1733
Fondation initiale
1838
Relance par Frédéric Petit
1841
Installation à Jolimont
1878-1908
Expansion sous Baillaud
1908
Nationalisation
1981
Départ des astronomes
1987
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du bâtiment principal d'Urbain Vitry et de la porterie ; trois coupoles de Baillaud ; mur d'enceinte (cad. AD 223) : inscription par arrêté du 7 avril 1987

Personnages clés

François Garipuy - Co-fondateur (1733) Avocat et directeur du premier observatoire.
Frédéric Petit - Directeur (1838–1865) Relance l’observatoire avec Arago.
Urbain Vitry - Architecte Conçoit le bâtiment principal en 1839–1846.
François Arago - Astronome influent Soutien clé pour le projet moderne.
Benjamin Baillaud - Directeur (1879–1908) Supervise l’expansion et les coupoles.
Félix Tisserand - Directeur (1873–1878) Prédécesseur de Baillaud, modernisation.

Origine et histoire

L'Observatoire de Toulouse trouve ses origines en 1733, lorsque l’académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse fonde un premier observatoire en centre-ville, dirigé par François Garipuy et Antoine Darquier. Ce projet reflète le dynamisme scientifique toulousain durant le siècle des Lumières, mais l’institution décline avec la Révolution. Il faut attendre 1838 et la nomination de Frédéric Petit, soutenu par François Arago, pour relancer l’astronomie locale. Petit convainc la municipalité de construire un observatoire moderne sur la colline de Jolimont, loin des nuisances urbaines. Les travaux, menés par l’architecte Urbain Vitry entre 1839 et 1846, donnent naissance à un bâtiment néo-gothique en brique, organisé en deux corps : l’un dédié aux logements, l’autre à l’observation, reliés par un vestibule orné de pilastres.

Entre 1878 et 1908, sous la direction de Benjamin Baillaud, l’observatoire s’étend avec la construction de coupoles et de pavillons pour abriter de nouveaux instruments, comme le télescope Secrétan ou le cercle Méridien de Gautier. Ces aménagements, supervisés par l’architecte M. Fitte, répondent à l’essor de l’astronomie sous la IIIe République. L’établissement, initialement municipal, devient national en 1908 et fusionne en 1915 avec l’observatoire du Pic du Midi, créé en 1878. Après une brève séparation en 1925, les deux sites sont définitivement réunis en 1968. Les astronomes quittent Jolimont en 1981 pour le campus de Rangueil, puis pour le Pic du Midi, mais les bâtiments historiques — dont le bâtiment principal de Vitry, trois coupoles et le mur d’enceinte — sont protégés au titre des monuments historiques en 1987.

L’observatoire de Jolimont se distingue par son architecture soignée, mêlant brique et éléments néo-gothiques, comme les colonnes doriques du portique d’entrée ou les calottes métalliques des tourelles. Le site, conçu pour isoler les chercheurs des perturbations urbaines, conserve aujourd’hui un cadre verdoyant au sein d’un quartier désormais urbanisé. Les instruments emblématiques, tels que le télescope équatorial photographique Henry-Gautier ou la lunette de 38 cm sous la coupole Vitry, illustrent l’évolution technologique de l’astronomie aux XIXe et XXe siècles. Son histoire reflète aussi les enjeux scientifiques et politiques de son époque, depuis son rôle municipal sous le Second Empire jusqu’à son intégration dans le réseau national de recherche.

Les directeurs successifs, comme Félix Tisserand (1873–1878) ou Eugène Cosserat (1908–1931), ont marqué son développement, tandis que des figures comme Frédéric Petit (1838–1865) ont œuvré pour sa modernisation. L’observatoire, propriété de la commune, reste un symbole du patrimoine scientifique toulousain, lié à des noms comme Urbain Vitry pour son architecture ou Benjamin Baillaud pour son expansion. Son héritage perdure à travers l’observatoire Midi-Pyrénées, fruit de la fusion avec le Pic du Midi, et ses bâtiments classés, témoins de près de deux siècles d’histoire astronomique.

Liens externes